Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.

Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.

Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.

En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.

Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.

Nérée Beauchemin

(Source : cloud.feedly.com)

“Quelqu’un a inventé qu’il n’y a pas de paix sans amour, et l’a chuchoté à l’oreille d’un autre à un coin de rue.”

—   L’armoire des robes oubliées, de Riikka Pulkkinen

Barefoot in Folsom, by Ben Joyner

via http://www.etsy.com/listing/84782227/modern-patterns-mini-2012-calendar

“"Aime chaucun, fie toi à peu, ne fais de tort à aucun".
Shakespeare”

Cow, ©Spy, via www.filemagazine.com
The Passengers, ©Ugo Frosi via www.filemagazine.com
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